La chapelle Sainte Odile de Schaeferhof
Jean-Jacques Bernauer, le meunier de la Neustadtmuhle, fit édifier la chapelle Sainte-Odile en 1740, date gravée sur son linteau. Pourquoi fut-elle dédiée à Sainte Odile ? Jean-Jacques Bernauer vouait une admiration toute particulière à Sainte-Odile et ce nom était à l'honneur dans sa famille.

Neustadtmuhle et Schaeferhof étaient en 1740 des villages qui se trouvaient sous la protection de Sainte Odile, patronne de l'Alsace. Dès lors, la chapelle servit de lieu de culte pour les habitants des environs, pour lesquels l'église paroissiale était trop éloignée. Un ermitage fut bâti juste à côté du sanctuaire, doté de terres pour la subsistance des ermites.
Les statues du chemin de croix datent de 1888. Les vitraux du chœur, représentant la visite de Saint Léon à Dabo et Saint Blaise guérissant un enfant par imposition des cierges furent créés par OTT Frères de Strasbourg.
Le 24 nivose an V, oratoire et ermitage, le tout évalué à 142 Francs, furent vendus comme bien national au citoyen Messang. Après la tourmente, la chapelle est rendue au culte et, en 1842, un rapport déclare qu'on y célèbre la messe tous les dimanches. Dans les années d'après guerre (1914-18), la chapelle connut de tristes moments. Elle fut saccagée et profanée. Les vitraux furent brisés, peintures et autels subirent l'assaut des intempéries. Ce n'est qu'en 1925 que la commune entreprit la réfection de la toiture alors que le conseil de fabrique fit restaurer les autels, les peintures et remplaça les vieux vitraux.

Si aujourd'hui on ne célèbre plus guère de messe en ce lieu saint, il y a quelque 40 ans la chapelle Sainte-Odile était un lieu de pèlerinage notoire. Les pèlerins affluaient de toute la commune, ainsi que des villages voisins, ce qui ne manquait pas d'attirer quelques commerçants, avec leurs stands, proposant confiseries et divers objets sacrés aux fidèles. Les temps ont bien changé, la chapelle Sainte-Odile n'attire plus les nombreux pèlerins d'antan, mais elle demeure néanmoins, pour les villageois, un lieu de prière et de recueillement ; pour d'autres un havre de paix, site historique et enchanteur.
Le tableau de l'autel latéral droit représente Saint Wolfgang, prénom du père de Jean-Jacques Bernauer.

Le maître autel est consacré à Sainte-Odile, qui est peinte en religieuse tenant deux yeux dans un livre.